Face aux difficultés sanitaires et économiques qui touchent le monde agricole, l’État a mobilisé deux dispositifs d’urgence au bénéfice des exploitants de Côte-d’Or. Les élevages bovins et les exploitations céréalières figurent parmi les principaux bénéficiaires.
Le monde agricole continue de faire face à une conjonction de crises, à la fois sanitaires et économiques. Dans un communiqué publié le 12 juin 2026, la préfète de la Côte-d’Or rappelle que l’État a déployé ces derniers mois deux fonds d’urgence afin de soutenir les exploitants les plus fragilisés.
Le premier dispositif concerne les exploitations bovines touchées par les conséquences de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse bovine, dite DNC. Mis en place en décembre 2025 par le ministère de l’Agriculture, ce fonds d’urgence vise à soulager la trésorerie des élevages impactés par les restrictions de mouvements d’animaux.
La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des régions bénéficiaires de ce soutien, avec une enveloppe globale de 4,775 millions d’euros. En Côte-d’Or, après instruction des dossiers par la Direction départementale des Territoires, 49 demandes ont été reconnues éligibles.
Les aides, versées début mai, prennent la forme d’un forfait dont le montant varie selon le degré d’impact des restrictions sur les mouvements d’animaux. Les exploitants concernés ont ainsi pu percevoir 1 663 euros, 2 772 euros ou 3 881 euros. Au total, près de 135 000 euros ont été versés aux éleveurs côte-d’oriens.
Le second volet de soutien s’adresse aux exploitations céréalières et protéagineuses. Le Gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel de 35 millions d’euros pour aider une filière fragilisée par la baisse des cours des céréales, les aléas climatiques ainsi que les conséquences de la guerre au Proche-Orient sur le prix des engrais et des carburants.
Les critères d’éligibilité, élaborés après échanges avec les représentants du monde agricole, tiennent notamment compte de la spécialisation des exploitations en céréales et protéagineux, ainsi que de l’impact économique subi.
En Côte-d’Or, 283 demandes ont été reconnues éligibles après instruction par la Direction départementale des Territoires. L’aide forfaitaire, déjà versée aux exploitants, s’élève à 3 006 euros. Elle est portée à 4 509 euros pour les agriculteurs installés depuis moins de cinq ans.
L’enveloppe totale consacrée à ce dispositif dans le département dépasse 910 000 euros. En cumulant les deux fonds d’urgence, plus d’un million d’euros ont ainsi été mobilisés en Côte-d’Or pour soutenir les exploitations agricoles confrontées à des difficultés majeures.
Communiqué de presse du 12 juin 2026 :
Le monde agricole doit faire face à plusieurs crises sanitaire et économique. L’État soutient les exploitants agriculteurs au travers notamment de deux fonds d’urgence déployés ces derniers mois.
Les exploitations bovines
Face à l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC), le ministère de l’Agriculture a mis en place en décembre 2025 un fonds d’urgence destiné à soutenir la trésorerie des exploitations fragilisées par les restrictions de mouvements d’animaux.
Ce dispositif a été déployé dans plusieurs régions dont les élevages ont été durement impactés par la maladie dont la Bourgogne-Franche-Comté, qui a bénéficié d’une enveloppe de 4,775 M€.
Après l’instruction réalisée par la Direction départementale des Territoires (DDT), 49 demandes ont été reconnues éligibles. Versée début mai, l’aide forfaitaire varie pour chaque exploitation selon le degré d’impact des restrictions sur les mouvements d’animaux : 1 663 €, 2 772 € ou 3 881 €. Les éleveurs concernés ont ainsi bénéficié d’une aide d’urgence s’élevant au total à près de 135 000 € pour la Côte-d’Or.
Les exploitations céréalières
Par ailleurs, pour aider la filière céréalière, le Gouvernement a mis en place un dispositif exceptionnel de soutien de 35 M€, destiné aux exploitations céréalières et protéagineuses fragilisées par le niveau bas des cours des céréales, les aléas climatiques et les conséquences de la guerre au Proche-Orient sur les prix des engrais et des carburants.
Les critères d’éligibilité ont fait l’objet d’échanges avec les représentants du monde agricole. Ils reposent notamment sur la spécialisation en céréales et protéagineux des exploitations et l’impact économique subi.
Après instruction par la Direction départementale des Territoires (DDT), 283 demandes ont été reconnues éligibles. Déjà versée aux exploitants, l’aide forfaitaire s’élève à 3 006 €, majorée à 4 509 € pour les exploitants installés depuis moins de cinq ans. L’enveloppe totale pour la Côte-d’Or atteint plus de 910 000 €.
