Face à un épisode caniculaire exceptionnel et à une dégradation rapide de la situation hydrologique, la préfète de la Côte-d’Or a signé un nouvel arrêté préfectoral. Cinq secteurs passent en alerte renforcée, tandis que le reste du département est placé en alerte.
La situation hydrologique continue de se dégrader en Côte-d’Or. Dans un communiqué publié vendredi 26 juin 2026, la préfète de la Côte-d’Or annonce un renforcement des mesures de restriction des usages de l’eau, dans un contexte marqué par un épisode caniculaire exceptionnel et durable.
Le département est confronté depuis plusieurs jours à de fortes chaleurs, sans précipitations significatives. Cette situation entraîne une sécheresse très marquée et une baisse rapide des débits des cours d’eau. Selon la préfecture, les conditions météorologiques extrêmes observées ces derniers jours ont amplifié et accéléré cette dégradation.
Après le placement du département en vigilance le 29 mai dernier, de premières mesures de restriction avaient déjà été mises en place dès le 22 juin. Mais le suivi hydrologique réalisé en continu par les services de l’État a mis en évidence une nouvelle aggravation de la situation, nécessitant le franchissement de nouveaux seuils.
La préfète de la Côte-d’Or a donc signé un arrêté préfectoral de constat de franchissement de seuils. Celui-ci sera applicable à partir du lundi 29 juin 2026.
Cinq secteurs du département sont désormais placés en alerte renforcée : Tille amont, Vouge-Biètre-Cents-Fonts, Serein, Châtillonnais et Arroux-Lacanche. Dans ces zones, la situation est particulièrement préoccupante. Le niveau d’alerte renforcée signifie que tous les prélèvements en eau ne peuvent plus être satisfaits simultanément. Il entraîne donc une limitation progressive des prélèvements et un renforcement substantiel des restrictions d’usage, afin d’éviter d’atteindre le niveau de crise.
Le reste du département est placé en alerte. Les secteurs concernés sont Saône moyenne, Vingeanne, Bèze-Albane, Tille aval, Bouzaise, Dheune, Ouche amont, Ouche aval et Armançon. Le franchissement du seuil d’alerte, deuxième niveau de gravité de la sécheresse, impose également des restrictions d’usage de l’eau pour l’ensemble des usagers.
Ces mesures concernent les particuliers, les collectivités, les agriculteurs, les entreprises, ainsi que les activités économiques et commerciales. L’objectif est de préserver la ressource en eau alors que les prévisions météorologiques annoncent encore plusieurs jours de fortes chaleurs, sans pluie, avec une évapotranspiration élevée.
La préfecture rappelle toutefois que l’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les restrictions lorsque l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures ou des plates-formes imperméables.
Les mesures pourront encore évoluer si la situation continue de se dégrader, notamment en cas de franchissement des seuils d’alerte renforcée ou de crise dans de nouveaux secteurs. Les services de l’État poursuivent donc leur surveillance quotidienne de la situation hydrologique.
L’arrêté préfectoral, la carte des zones concernées, la liste des communes par secteur d’alerte ainsi que les plaquettes d’information sont disponibles sur le site internet des services de l’État en Côte-d’Or, dans la rubrique consacrée aux épisodes de sécheresse.
La préfecture invite également les habitants à consulter le site VigiEau, accessible à l’adresse vigieau.gouv.fr. Cette plateforme nationale permet de connaître les restrictions en vigueur selon sa commune et de s’informer sur les gestes permettant de réduire sa consommation d’eau.
Dans un contexte de sécheresse durable, les autorités appellent chacun à la vigilance et à la sobriété. Arrosage des jardins, remplissage des piscines, nettoyage des véhicules ou usages professionnels : les restrictions varient selon les zones et les niveaux d’alerte. Les habitants sont donc invités à se renseigner précisément avant tout usage important de l’eau.
Avec cinq zones en alerte renforcée et le reste du département en alerte, la Côte-d’Or entre dans une phase plus critique de l’épisode de sécheresse. La préfecture entend ainsi anticiper une éventuelle aggravation et préserver la ressource en eau dans les jours à venir.

