Le parti présidentiel dénonce une « appropriation indue » de son identité politique dans la campagne « Pour la France, la Renaissance », lancée par le Rassemblement national et Marine Le Pen. Il annonce vouloir engager des actions en justice pour contrefaçon de marque et parasitisme.
Renaissance hausse le ton contre le Rassemblement national. Dans un communiqué publié mercredi 15 juillet 2026, le parti condamne la campagne intitulée « Pour la France, la Renaissance », lancée par la formation de Marine Le Pen. Le mouvement estime que l’utilisation du terme « Renaissance » constitue une appropriation de son identité politique et pourrait créer une confusion auprès des électeurs.
Le parti, qui utilise officiellement le nom Renaissance depuis plusieurs années, affirme que cette dénomination représente un élément central de son identité en France comme à l’échelle européenne. Selon lui, son utilisation par le Rassemblement national ne serait donc pas anodine.
« Notre identité “Renaissance” […] ne peut être détournée dans le seul but de créer une confusion dans l’esprit des électeurs », soutient la formation dans son communiqué. Elle accuse également le parti d’extrême droite de chercher à profiter de la notoriété associée à son nom.
Face à ce qu’il considère comme une atteinte à ses droits, Renaissance annonce son intention d’engager « toutes les actions judiciaires nécessaires ». Le parti souhaite notamment obtenir l’arrêt de la campagne sous astreinte ainsi qu’une réparation financière pour le préjudice qu’il estime avoir subi.
Les procédures envisagées reposeraient principalement sur deux fondements juridiques : la contrefaçon de marque et le parasitisme. Cette dernière notion désigne le fait, pour une organisation ou une entreprise, de tirer profit des efforts, de la réputation ou de l’identité d’un tiers sans avoir participé à leur construction.
Au-delà du conflit portant sur le nom, Renaissance entend également placer cette affaire sur le terrain politique. Le mouvement rappelle défendre un projet « humaniste, européen et républicain », fondé, selon ses termes, sur l’État de droit, la démocratie et le respect des règles communes.
Le communiqué critique directement Marine Le Pen et le Rassemblement national, auxquels Renaissance conteste la possibilité de revendiquer ce terme en utilisant l’identité d’un autre mouvement politique.
À ce stade, le communiqué ne précise ni la juridiction qui pourrait être saisie ni le calendrier des éventuelles procédures. Renaissance assure toutefois qu’il continuera à défendre son nom, ses valeurs et son projet politique. La réaction du Rassemblement national à cette annonce n’est pas mentionnée dans le texte.
Communiqué de presse du 15 juillet 2026 :
Le parti Renaissance condamne fermement la campagne intitulée « Pour la France, la Renaissance » lancée par le Rassemblement national et Marine Le Pen, qui constitue une appropriation indue de son identité politique et de ses marques.
Notre identité « Renaissance », qui désigne notre mouvement politique en France et en Europe depuis 2019, ne peut être détournée dans le seul but de créer une confusion dans l’esprit des électeurs.
Ce détournement n’est pas anodin : il vise manifestement à exploiter la notoriété de notre mouvement en s’appropriant un élément essentiel de son identité, à savoir son nom.
Face à cette atteinte, Renaissance a décidé d’engager toutes les actions judiciaires nécessaires afin de faire cesser ces agissements sous astreinte et d’obtenir réparation de son préjudice, notamment sur le fondement de la contrefaçon de marque et du parasitisme.
Au-delà de la question juridique, cette démarche porte atteinte à ce que nous sommes.
Renaissance porte un projet humaniste, européen et républicain, fondé sur la défense de l’État de droit, de la démocratie et du respect des règles communes.
Marine Le Pen et le Rassemblement ne peuvent prétendre incarner la « Renaissance » en utilisant l’identité d’un autre mouvement politique.
Renaissance continuera à défendre son identité, ses valeurs et son projet.
