Après des propos injurieux tenus à son encontre sur les réseaux sociaux, Nathalie Koenders indique prendre acte du retrait de la publication concernée et des excuses annoncées par Christine Sondon. La maire de Dijon rappelle toutefois que « l’outrance, l’insulte et le mensonge n’ont pas leur place dans le débat public ».
Nathalie Koenders a une nouvelle fois réagi publiquement après les propos injurieux tenus à son encontre par une colistière de Monsieur Emmanuel Bichot. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la maire de Dijon rappelle que le conseil municipal lui a accordé la protection fonctionnelle.
« Hier, suite à des propos injurieux tenus à mon encontre par une colistière de Monsieur Emmanuel Bichot, le Conseil municipal m’a accordé la protection fonctionnelle », écrit-elle.
Nathalie Koenders précise que ces propos l’avaient conduite à envisager le dépôt d’une plainte pour diffamation publique. Elle indique cependant que l’autrice de la publication a annoncé l’avoir supprimée et qu’elle présenterait ses excuses.
« Cette dernière a annoncé avoir supprimé cette publication et qu’elle présenterait ses excuses. J’en prends acte », déclare la maire de Dijon.
Tout en prenant acte de cette évolution, Nathalie Koenders tient à rappeler la gravité de telles pratiques dans le débat politique. Pour elle, les attaques personnelles dépassent le cadre du désaccord démocratique.
« Je tiens toutefois à rappeler que ces pratiques politiques sont graves et inacceptables. Lorsque l’on s’en prend ainsi à la fonction de Maire, on abîme la démocratie », affirme-t-elle.
Dans sa publication, Nathalie Koenders insiste également sur les conséquences de la violence verbale à l’encontre des élus. Selon elle, les mots peuvent ouvrir la voie à des violences plus graves.
« La violence envers les élus commence souvent par les mots. Trop souvent, elle finit par des agressions physiques », écrit-elle.
La maire de Dijon dénonce aussi le rôle pris par les réseaux sociaux dans la diffusion de propos violents. Elle estime que ces plateformes sont devenues, pour certains, « le théâtre de la haine, de l’invective et des jugements à l’emporte-pièce ».
Elle alerte sur la facilité avec laquelle certains propos peuvent être tenus en ligne, parfois avec « un sentiment d’impunité ». Nathalie Koenders appelle ainsi à une vigilance collective face à la banalisation de la violence verbale.
« Nous devons collectivement être vigilants face à cette banalisation de la violence verbale, d’autant qu’elle nourrit aussi des phénomènes de harcèlement en ligne gravissimes », poursuit-elle.
Dans son message, Nathalie Koenders rappelle enfin que le débat politique peut exister sans insultes ni outrance. Elle souligne que les désaccords, même profonds, doivent pouvoir s’exprimer dans le respect.
« Quels que soient nos désaccords, aussi profonds soient-ils, il est toujours possible de débattre avec respect, sens de la mesure et considération pour celles et ceux qui ne partagent pas nos opinions », écrit-elle.
La maire de Dijon conclut en rappelant une ligne rouge dans le débat public : « L’outrance, l’insulte et le mensonge n’ont pas leur place dans le débat public. »
