La nouvelle composition du conseil d’administration de Grand Dijon Habitat, installé en mai 2026, suscite les critiques de la CLCV Côte-d’Or. L’association estime que l’élargissement de l’instance ne s’est pas traduit par un réel renforcement du poids des locataires dans la gouvernance du bailleur social.
La CLCV Côte-d’Or alerte sur la place accordée aux locataires au sein du conseil d’administration de Grand Dijon Habitat. Alors que cette instance est passée de 23 à 28 membres lors de sa nouvelle installation en mai 2026, l’association de défense des consommateurs et des locataires considère que cette évolution ne marque pas de véritable progrès en matière de démocratie locative.
Dans la nouvelle composition du conseil, les représentants des locataires disposent désormais de 5 sièges sur 28, contre 4 sur 23 lors de la précédente mandature. Une augmentation numérique, certes, mais que la CLCV juge insuffisante au regard de l’élargissement global de l’instance.
« Si le nombre de sièges a augmenté, le poids politique des locataires, lui, n’a pas connu de renforcement significatif », estime l’association. Selon elle, l’extension du conseil d’administration a principalement bénéficié aux autres catégories de membres, notamment aux représentants désignés par Dijon Métropole et aux personnalités qualifiées.
Pour la CLCV Côte-d’Or, cette situation interroge d’autant plus qu’elle intervient en pleine année électorale HLM. Une période qui devrait, selon l’association, permettre d’ouvrir un débat de fond sur la représentation des habitants dans les instances de décision des bailleurs sociaux.
L’organisation indique avoir attendu avant de rendre publique sa position, afin d’observer si d’autres associations représentatives de locataires réagiraient à cette nouvelle configuration. « Force est de constater que ce n’est pas le cas plus d’un mois après », déplore-t-elle.
La CLCV pointe ainsi le silence des autres organisations de défense des locataires, alors que les décisions prises au sein du conseil d’administration peuvent avoir des conséquences directes sur le quotidien des habitants : loyers, charges, travaux, qualité de service ou encore investissements.
L’association considère qu’une gouvernance équilibrée du logement social ne peut exister sans une représentation forte, indépendante et réellement prise en compte des locataires. Elle estime que l’élargissement du conseil d’administration aurait pu constituer un signal fort en faveur des habitants, mais que cette occasion n’a pas été saisie.
À quelques mois des élections HLM, la CLCV Côte-d’Or appelle les locataires à être attentifs à la mobilisation réelle des organisations censées les représenter. Elle affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur d’une démocratie locative « exigeante, indépendante et utile aux habitants ».
Pour l’association, le message est clair : la représentation des locataires ne doit pas être symbolique, mais constituer un véritable levier d’action dans la gouvernance du logement social. « Vos droits sont nos combats », rappelle la CLCV Côte-d’Or.
