Dans un communiqué publié jeudi 16 juillet 2026, Jean-François Dodet critique l’adoption de la loi sur la fin de vie et demande au gouvernement de concentrer ses efforts sur le développement des soins palliatifs. Il réclame notamment des engagements financiers concrets dans le budget de la Sécurité sociale pour 2027.
Jean-François Dodet affiche clairement sa préférence. Dans un communiqué diffusé jeudi 16 juillet 2026, il estime que la priorité politique devrait être donnée à la loi sur les soins palliatifs plutôt qu’au texte relatif à la fin de vie.
Il dénonce les conditions dans lesquelles la loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté aurait été adoptée. Selon lui, le texte a été contesté par plusieurs professionnels de santé et associations représentant des personnes handicapées, avant d’être rejeté par le Sénat puis finalement adopté en troisième lecture.
Jean-François Dodet souligne également que 49,6 % des députés auraient voté contre le texte ou se seraient abstenus. Il cite par ailleurs un premier avis de la Haute Autorité de santé qui, selon ses déclarations, conclurait à l’absence de critère médical suffisamment fiable pour prévoir la durée de vie d’un patient.
Un second avis de la Haute Autorité de santé concernant l’application de la loi ne devrait pas être rendu avant le mois de septembre, précise-t-il. Il mentionne également la saisine du Conseil constitutionnel et remet en cause l’impartialité de certains de ses membres, qu’il présente comme favorables à l’euthanasie.
Une loi à revoir lors de la prochaine mandature
Pour Jean-François Dodet, l’adoption du texte témoigne de « l’amateurisme » d’un gouvernement qu’il considère en fin de cycle. Il souhaite que la loi soit réexaminée au cours de la prochaine mandature, dans un climat qu’il juge plus propice à un débat de société serein.
Il invite surtout les responsables politiques à se concentrer sur la loi consacrée aux soins palliatifs, adoptée à l’unanimité.
« Aujourd’hui, 500 Françaises et Français meurent chaque jour sans accès aux soins palliatifs dont ils auraient besoin. La vraie indignité est là », affirme-t-il dans son communiqué.
Des moyens réclamés dans le budget 2027
Jean-François Dodet demande désormais au gouvernement de traduire ses engagements par des financements concrets. Il estime que le budget 2027 doit marquer une véritable accélération du développement des soins palliatifs en France, au-delà des annonces et des déclarations d’intention.
Se disant présent aux côtés des équipes spécialisées, il assure qu’il sera particulièrement attentif au contenu du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Selon lui, ce texte budgétaire devra constituer le point de départ d’une politique nationale plus ambitieuse en faveur de l’accès aux soins palliatifs.
