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Après plusieurs épisodes de chaleur depuis le printemps, les températures devraient de nouveau progresser en Côte-d’Or dans les prochains jours. Les prévisions annoncent jusqu’à 33 °C à Dijon et une semaine du 10 au 16 août plus chaude que la normale. Il est toutefois encore trop tôt pour parler officiellement d’une « cinquième canicule ».

L’été 2026 continue de battre des records. Selon le bilan publié le 4 août par Météo-France, juillet 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais mesuré en France, tous mois confondus, depuis le début des relevés nationaux en 1900.

La température moyenne a atteint 24,9 °C, dépassant légèrement le précédent record d’août 2003, établi à 24,8 °C. Juillet 2026 devance également juillet 2006, dont la moyenne avait atteint 24,4 °C. L’anomalie s’élève à 3,8 °C au-dessus de la normale 1991-2020, et même à 5,2 °C pour les températures maximales.

Un mois aussi exceptionnellement sec

La chaleur n’est pas la seule particularité de ce mois de juillet. Météo-France fait état d’un déficit de précipitations proche de 70 % à l’échelle nationale. Juillet 2026 se classe ainsi comme le troisième mois de juillet le moins arrosé depuis le début des mesures.

L’ensoleillement a, de son côté, dépassé la normale d’environ 35 %. Les sols superficiels ont atteint des niveaux de sécheresse comparables aux valeurs les plus basses observées pendant l’été 2022. Cette combinaison de chaleur, de sécheresse et de vent entretient un risque important de départs de feux de végétation.

Plusieurs épisodes de chaleur depuis le printemps

La succession des épisodes peut donner l’impression que la Côte-d’Or se dirige vers une cinquième canicule. Le décompte est toutefois plus complexe, car une période très chaude n’est pas automatiquement considérée comme une vague de chaleur nationale ou comme une canicule.

Un premier épisode caniculaire très précoce s’est produit au mois de mai, sans atteindre les critères d’une vague de chaleur à l’échelle de la France. Une vague particulièrement intense a ensuite concerné le pays du 17 au 30 juin, avant un nouvel épisode du 4 au 19 juillet.

Cette deuxième vague nationale de l’été a duré seize jours, ce qui la place parmi les plus longues jamais observées en France, derrière celles de juillet 1983 et de juillet 2006. Le 12 juillet, 37 départements avaient été placés en vigilance rouge et 46 en vigilance orange.

Une troisième vague de chaleur nationale a commencé le 28 juillet, selon Météo-France. Au regard de ce décompte officiel, une éventuelle nouvelle vague serait donc la quatrième de l’année à l’échelle nationale, et non la cinquième. Le nombre d’épisodes ressentis ou ayant entraîné une vigilance en Côte-d’Or peut néanmoins différer du classement national.

Jusqu’à 33 °C attendus à Dijon

À court terme, la chaleur reste présente, mais les températures annoncées ne permettent pas encore de confirmer l’arrivée d’une nouvelle canicule en Côte-d’Or.

Pour Dijon, Météo-France prévoit environ 30 °C vendredi 7 août, puis une hausse jusqu’à 33 °C samedi 8 août. Ces valeurs se situent au-dessus des normales saisonnières, mais elles restent pour l’instant inférieures aux températures extrêmes enregistrées lors des précédents épisodes de juin et de juillet.

La tendance pour la semaine du lundi 10 au dimanche 16 août indique également un temps chaud et des températures supérieures aux valeurs habituelles pour la saison. Cette prévision à plusieurs jours doit cependant être considérée avec prudence : l’intensité, la durée et surtout les températures nocturnes détermineront si l’épisode peut réellement être qualifié de canicule.

Chaleur ne signifie pas forcément canicule

Pour qu’une vigilance canicule soit déclenchée, les températures doivent dépasser des seuils définis localement pendant plusieurs jours et plusieurs nuits consécutifs. Les seuils ne sont pas les mêmes dans tous les départements, car ils tiennent compte du climat local et des conséquences sanitaires observées.

Une température de 33 ou 34 °C pendant une seule journée peut ainsi correspondre à un pic de chaleur, sans constituer une canicule. L’absence de rafraîchissement nocturne est un élément déterminant : lorsque les températures restent élevées la nuit, l’organisme récupère plus difficilement, notamment chez les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de maladies chroniques.

Au 6 août, la Côte-d’Or ne figure pas parmi les départements placés en vigilance orange canicule. Celle-ci concerne principalement plusieurs territoires du Sud-Est, notamment l’Ardèche, la Drôme, le Gard, l’Isère, le Rhône, le Var, le Vaucluse et la Corse.

Une nouvelle canicule reste possible, mais n’est pas confirmée

Le scénario d’un nouvel épisode caniculaire en Côte-d’Or ne peut pas être exclu, puisque les températures devraient augmenter et rester au-dessus des normales. Mais, à ce stade, les prévisions disponibles annoncent surtout une nouvelle période de forte chaleur, sans confirmer une canicule durable.

Il faudra surveiller l’évolution des températures maximales, mais également celle des minimales nocturnes, au cours de la semaine du 10 août. Une révision à la hausse des prévisions ou plusieurs nuits consécutives particulièrement douces pourraient conduire Météo-France à renforcer son niveau de vigilance.

Après un mois de juillet historiquement chaud et très sec, cette nouvelle hausse du thermomètre appelle donc à la prudence, même en l’absence d’alerte officielle. Les habitants sont invités à boire régulièrement, à éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, à fermer les volets en journée et à prendre des nouvelles des personnes fragiles.

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