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L’association Dijon Avenir annonce avoir déposé un recours gracieux auprès du président de Dijon Métropole contre la délibération du 25 juin 2026 portant sur la cession à Safran Electronics & Defense du terrain et de l’immeuble situés 41-43 avenue de Stalingrad, à Dijon.

Selon l’association, le projet prévoit notamment la démolition de quinze logements afin de permettre l’aménagement d’un parking destiné aux salariés de l’entreprise voisine. Dijon Avenir estime que cette opération contrevient à plusieurs règles d’urbanisme et orientations publiques, notamment en matière de logement et de mobilités. Elle indique envisager, en cas de rejet de son recours gracieux, de saisir la justice administrative.

Communiqué de presse de Dijon Avenir du 22 août 2026 :

Par un recours gracieux adressé le 17 août au Président de Dijon Métropole, l’association Dijon Avenir demande l’annulation de la délibération du Conseil Métropolitain du 25 juin 2026 relative à la cession du terrain et de l’immeuble de logements du 41-43 avenue de Stalingrad, à « Safran Electronics et Défense », dont le site de production est directement voisin, pour l’aménagement d’un parking voitures pour ses employés dans le cadre de l’extension de son activité.

Rappelons que ce terrain d’environ 4 000 m² comporte un immeuble de 15  logements (F3 à F6) que Dijon Métropole vient tout juste d’acheter à l’Etat,par un arrêté pris le 19 mars 2026, avec la contrainte d’y maintenir des logements, selon les prescriptions du site de projet n° 38 du Plan Local d’Urbanisme intercommunal – Habitat et Déplacements (PLUi-HD).

Sa revente à Safran pour démolir les logements et les remplacer par un parking, est donc illégale d’abord parce qu’elle ne respecte pas les prescriptions du PLUi-HD qui prévoit des logements !

Illégale ensuite parce que ce parking, en facilitant le stationnement des employés de Safran, entraînera l’augmentation de la part modale automobile, incompatible avec le Plan Climat et Biodiversité

Illégale aussi parce qu’elle va à l’encontre des conditions de vente du cahier des charges de l’Etat, qui conformément aux prescriptions du PLUi-HD, imposait le maintien de logements sur cette parcelle (par réhabilitation ou démolition-reconstruction).

Illégale enfin parce qu’il y a eu insuffisance d’informations des conseillers métropolitains de sorte qu’ils n’ont pu exercer utilement leur mandat.

Considérant ces nombreux éléments d’illégalité, notre recours gracieux est une première étape d’un processus qui pourrait nous amener à saisir la justice administrative, si le Président de la Métropole refusait de retirer cette délibération.

S’adressant par des lettres ouvertes aux personnes concernées par ce recours, (président de « Safran Electronics et Défense »Préfète de Côte-d’Or et Maire de Dijon), Dijon Avenir dénonce cette décision imposée  par François Rebsamen, qui s’assoit allègrement sur les règles de droit et sur les priorités d’intérêt général des politiques publiques qu’il a lui-même définies (besoin de logements, diminution de la place de la voiture), pour donner satisfaction à une seule entreprise privée. 

Nous nous plaçons en lanceurs d’alerte auprès de la Préfète et de la Maire, mais aussi en apporteurs de solution pour l’entreprise Safran Electronics et Défense, en lui suggérant de réhabiliter les logements du 41-43 Stalingrad – plutôt que de les démolir – et de les proposer à ses employés qui pourraient ainsi se loger à proximité immédiate de leur travail.

Enfin, nous pointons la double contradiction flagrante révélée par cette délibération. D’une part, alors qu’ils affirment sans cesse le besoin de logements, la Maire de Dijon et le Président de la Métropole autorisent ici la démolition de logements sur une zone déjà artificialisée, dont la réhabilitation permettrait pourtant une remise rapide sur le marché locatif (alors que l’Etat les laisse vides depuis des années, autre scandale). D’autre part, dans le même temps et en contradiction avec ses promesses de campagne de ne plus artificialiser la pleine terre à Dijon, Mme Koenders porte ou autorise de nombreux projets de construction de logements sur des espaces végétalisés : Maison du Colonel rue de Mirande (3 000 m²), Bande est des Lentillères (1 ha), CIGV-2, ex-Ehpad Marguerites.

Détruire des logements pour faire de la place aux voitures, puis détruire la nature pour faire de la place aux logements ! Absurde et irresponsable.

Signé : association Dijon Avenir
Contact : [email protected]

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