L’élection de François Rebsamen au Sénat, ce dimanche 27 septembre 2026, va entraîner un changement important à la tête de Dijon Métropole. Désormais sénateur de la Côte-d’Or, l’ancien maire de Dijon ne pourra pas conserver ses fonctions de président de la Métropole. Une succession va donc s’ouvrir dans les prochaines semaines et, sauf surprise, elle devrait profiter à l’actuelle maire de Dijon, Nathalie Koenders.
François Rebsamen doit quitter la présidence de la Métropole
La conséquence de son élection au Sénat est directe. Le Code électoral prévoit qu’un parlementaire ne peut pas exercer simultanément les fonctions de président ou de vice-président d’un établissement public de coopération intercommunale, catégorie à laquelle appartient Dijon Métropole. Cette incompatibilité, prévue notamment par l’article LO 141-1, s’applique également aux sénateurs.
François Rebsamen ne perd toutefois pas sa fonction dès l’annonce des résultats. La loi lui accorde un délai pour régulariser sa situation. L’article LO 151 du Code électoral prévoit que le parlementaire concerné doit mettre fin à l’incompatibilité au plus tard le trentième jour suivant la proclamation des résultats.
Si ceux-ci sont officiellement proclamés ce dimanche 27 septembre, François Rebsamen pourra donc théoriquement rester à la tête de Dijon Métropole pendant encore plusieurs semaines. Il devra cependant avoir quitté cette fonction au plus tard à la fin du mois d’octobre, sauf situation particulière liée notamment à une contestation de l’élection.
Il pourrait également décider de démissionner avant l’expiration de ce délai afin d’organiser rapidement sa succession.
Une réunion du conseil métropolitain devra être organisée
Une fois la présidence vacante, le successeur de François Rebsamen ne sera pas élu directement par les habitants de la Métropole. Le nouveau président sera choisi par les conseillers métropolitains réunis en conseil.
Dans l’intervalle, le fonctionnement de Dijon Métropole se poursuivra normalement. L’administration métropolitaine continuera d’assurer la gestion des affaires courantes pendant cette période de transition.
La date de la réunion consacrée à l’élection du nouveau président constituera donc l’une des prochaines échéances politiques importantes de l’agglomération dijonnaise.
Nathalie Koenders candidate à la succession
Le suspense pourrait être limité. Nathalie Koenders sera candidate à la présidence de Dijon Métropole.
Maire de Dijon depuis les élections municipales de mars 2026, elle apparaît comme la candidate naturelle pour reprendre les responsabilités exercées jusqu’ici par François Rebsamen.
Sauf bouleversement au sein de la majorité métropolitaine, elle devrait disposer des soutiens nécessaires pour être élue par les conseillers métropolitains. Son accession à la présidence ne sera toutefois officielle qu’après le vote du conseil.
Maire de Dijon et présidente de Dijon Métropole
Si elle est élue comme attendu, Nathalie Koenders réunira les deux principales fonctions exécutives locales de l’agglomération : maire de Dijon et présidente de Dijon Métropole. Une configuration politiquement importante, Dijon constituant de très loin la commune centrale de l’intercommunalité.
Elle prendrait ainsi la responsabilité de dossiers dépassant largement les frontières de la ville : transports collectifs, mobilité, développement économique, urbanisme, logement, déchets, eau, transition écologique, grands équipements ou encore aménagement du territoire métropolitain.
Son arrivée à la présidence permettrait également à la majorité de revendiquer une continuité avec la politique menée jusqu’ici. François Rebsamen figure d’ailleurs toujours parmi les élus de la majorité municipale dijonnaise aux côtés de Nathalie Koenders.
Une transition qui pourrait être rapide
Le délai légal de trente jours ne signifie pas que Dijon Métropole devra nécessairement attendre un mois avant d’organiser la succession. François Rebsamen peut décider de quitter ses fonctions plus tôt.
Dans cette hypothèse, la majorité pourrait chercher à réunir rapidement le conseil métropolitain afin de limiter la période de transition.
Le calendrier dépendra donc largement de la date à laquelle le nouveau sénateur décidera officiellement d’abandonner la présidence. Une succession organisée en quelques semaines permettrait au nouvel exécutif de prendre rapidement en main les dossiers métropolitains et de préparer les prochaines échéances budgétaires.
Pas de changement automatique dans les politiques de la Métropole
L’élection de François Rebsamen au Sénat et le changement de président ne remettent pas automatiquement en cause les décisions déjà prises par Dijon Métropole. Les délibérations, budgets, marchés et projets adoptés continuent de s’appliquer.
Le changement sera avant tout politique : le nouveau président prendra la direction de l’exécutif, pourra fixer ses priorités et éventuellement modifier la répartition des responsabilités entre les vice-présidents.
L’arrivée probable de Nathalie Koenders laisse néanmoins présager une forte continuité.
François Rebsamen ne quitte pas nécessairement la vie politique locale
Son élection au Sénat ne signifie pas non plus que François Rebsamen disparaîtra de la vie politique dijonnaise. L’incompatibilité concerne sa fonction exécutive de président de Dijon Métropole. Elle ne signifie pas, à elle seule, qu’il doive abandonner tout mandat de conseiller municipal ou métropolitain, sous réserve des autres règles de cumul applicables.
Il pourrait donc continuer à peser sur les grandes orientations locales tout en exerçant désormais son mandat de sénateur à Paris.
Une nouvelle répartition des rôles se dessinerait alors : François Rebsamen au Sénat et Nathalie Koenders à la tête de Dijon et, très probablement, de Dijon Métropole.
Un passage de témoin préparé
Cette succession aurait enfin une forte portée symbolique. Après avoir succédé à François Rebsamen à la mairie de Dijon, Nathalie Koenders pourrait désormais lui succéder à la tête de la Métropole.
Son élection par les conseillers métropolitains constituerait ainsi l’aboutissement d’un passage de témoin politique engagé depuis plusieurs mois.
Le calendrier reste à fixer, mais le scénario paraît désormais clairement dessiné : dans les prochaines semaines, François Rebsamen devrait quitter la présidence de Dijon Métropole et Nathalie Koenders pourrait prendre sa suite. Pour Dijon et les 22 autres communes de la Métropole, une nouvelle page politique est sur le point de s’ouvrir.
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