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À Plombières-lès-Dijon, SNCF Réseau mène jusqu’à la fin du mois d’octobre un important chantier de modernisation de la ligne Dijon-Paris. Quatre aiguillages doivent être renouvelés dans le cadre d’une opération de 4,9 millions d’euros, destinée à renforcer la fiabilité et la performance de cet axe ferroviaire majeur. Une visite du chantier était organisée lundi 28 septembre en présence de représentants de l’État, de la Région et d’élus locaux.

À quelques kilomètres de Dijon, le ballet des engins de chantier a remplacé, le temps des travaux, celui des trains. Lundi 28 septembre, SNCF Réseau a ouvert les portes du chantier ferroviaire de Plombières-lès-Dijon à la presse, aux institutionnels et aux élus. L’occasion de découvrir de l’intérieur une opération particulièrement technique menée sur la ligne Dijon-Paris, axe historique qui accueille aussi bien des circulations régionales que nationales. CP Visite Plombières

Le chantier représente un investissement de 4,9 millions d’euros, entièrement financé par SNCF Réseau. Son objectif : renouveler quatre aiguillages ferroviaires et reconstituer les voies sur la zone concernée. Pas moins de 1 300 tonnes de ballast, ces pierres disposées sous les traverses et indispensables à la stabilité des voies, doivent notamment être mises en œuvre. 

Derrière ces chiffres se cache une organisation millimétrée. Les équipes doivent intervenir tout en limitant au maximum les conséquences sur la circulation des trains de voyageurs et de fret. Les travaux ont ainsi été organisés durant une plage d’indisponibilité située entre 10 heures et 15 h 30. Une trentaine d’agents sont mobilisés quotidiennement, aux côtés de trois entreprises partenaires. Parmi elles figure l’entreprise locale DVF, basée à Chevigny-Saint-Sauveur, en Côte-d’Or. Le chantier prévoit également 962 heures d’insertion sociale sur l’ensemble de sa durée. 

Un chantier technique sous forte contrainte

Le remplacement d’un aiguillage constitue une opération particulièrement délicate. Il ne s’agit pas simplement de retirer quelques mètres de rails. Comme le montre le schéma présenté par SNCF Réseau en page 2 du communiqué, l’intervention se déroule en plusieurs phases successives : démontage de l’ancien équipement, dépose, terrassement, installation du nouvel appareil de voie, puis stabilisation avant remise en service. Chaque étape doit être coordonnée pour garantir à la fois la sécurité des agents et le retour des trains dans les délais prévus. CP Visite Plombières

La phase la plus spectaculaire du chantier doit intervenir lors du week-end des 10 et 11 octobre. SNCF Réseau prévoit alors une interruption des circulations du samedi à midi jusqu’au dimanche à 11 h 30. L’entreprise qualifie elle-même cette séquence de « défi technique et industriel ». Le chantier doit ensuite se poursuivre jusqu’au 30 octobre 2026, date annoncée de fin des opérations. 

La visite organisée le 28 septembre a notamment permis aux participants d’observer la coordination nécessaire entre les différentes équipes. La préfète de région Bourgogne-Franche-Comté et préfète de la Côte-d’Or, Violaine Demaret, ainsi que le vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté Michel Neugnot, figuraient parmi les représentants institutionnels présents. SNCF Réseau entendait ainsi mettre en avant le travail de ses agents et de ses partenaires sur un chantier où les exigences de sécurité conditionnent chaque intervention. 

Réduire aussi l’empreinte environnementale

Au-delà de la modernisation de l’infrastructure, SNCF Réseau veut également faire de l’opération un exemple en matière d’économie circulaire. Une partie des traverses en bois doit ainsi être réemployée sur d’autres voies ou dirigée vers une filière de valorisation. Le chantier mise également sur une meilleure gestion de la consommation d’eau, grâce notamment à l’utilisation d’une douche à ballast fonctionnant en circuit fermé. Le lavage permet de limiter les poussières au moment de la mise en œuvre du ballast tout en réduisant les besoins en eau. 

Selon SNCF Réseau, ces différentes mesures permettraient d’éviter l’équivalent de 22 tonnes d’émissions de CO₂, tout en préservant les ressources naturelles. Une manière pour le gestionnaire du réseau ferré d’intégrer les enjeux environnementaux jusque dans ses opérations de maintenance et de modernisation. CP Visite Plombières

Ce chantier de Plombières-lès-Dijon illustre ainsi un enjeu plus large pour le réseau ferroviaire français : entretenir des infrastructures parfois anciennes sans interrompre durablement les circulations, tout en améliorant leur fiabilité et en réduisant l’impact environnemental des travaux. À l’échelle locale, l’opération concentre à elle seule 4,9 millions d’euros d’investissement, quatre aiguillages renouvelés, une trentaine d’agents mobilisés chaque jour et trois entreprises impliquées.

Crédit photos : SNCF Réseau
Crédit photos : SNCF Réseau
Crédit photos : SNCF Réseau
Crédit photos : SNCF Réseau
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