La Côte-d’Orienne, sur l’A38, rouvre à la circulation dans son intégralité jeudi 4 juin. Le Conseil départemental de la Côte-d’Or annonce la fin des travaux de sécurisation engagés à hauteur de Créancey, où plusieurs blocs rocheux présentaient un risque de chute depuis le début du mois de mars.
Après plusieurs semaines de circulation perturbée, les automobilistes vont pouvoir retrouver des conditions normales sur cet axe stratégique de l’Ouest côte-d’orien. Le Département indique que la falaise située au niveau de Créancey a été sécurisée, permettant la réouverture complète de la Côte-d’Orienne dans la journée du jeudi 4 juin, une fois les dernières interventions réalisées sur le mur en gabions et la chaussée nettoyée.
« Le Conseil départemental de la Côte-d’Or s’apprête à rouvrir la Côte-d’Orienne dans son intégralité, après avoir sécurisé la falaise à hauteur de Créancey, où plusieurs blocs rocheux présentaient des risques de chute. Dès jeudi 4 juin, les usagers de cette route pourront à nouveau emprunter, dans des conditions normales, cet axe stratégique pour la desserte de l’Ouest du département », annonce François Sauvadet, président du Département.
L’alerte avait été donnée au début du mois de mars, après la constatation par les agents du Département d’une fissure naissante sur un bloc rocheux situé dans les falaises de Créancey. Des études approfondies, menées par un cabinet spécialisé, avaient ensuite confirmé un risque important de chute de pierres, lié à l’instabilité d’un banc rocheux.
Dans un premier temps, un ouvrage d’interception a été installé afin de permettre le rétablissement d’une voie de circulation dans les deux sens dès le début du mois d’avril. Réalisé par l’entreprise Eurovia, ce mur en blocs béton, haut de trois mètres et long de trente mètres, a été positionné au droit de la zone instable. Environ 250 blocs béton ont été nécessaires pour constituer cette protection provisoire.
Les travaux de sécurisation de la falaise ont ensuite été confiés à l’entreprise spécialisée TRAFOREX. Ils ont d’abord consisté à débroussailler certaines parties du talus et de la crête, puis à purger manuellement les éléments instables. Une seconde phase a porté sur le traitement du massif rocheux, avec des opérations de forage suivies de l’injection d’un mortier expansif destiné à provoquer une fissuration contrôlée des blocs. Un filet de protection a également été mis en place.
Cette méthode a été préférée à l’utilisation d’explosifs. Selon le Département, elle permettait de préserver la stabilité des roches environnantes, de maintenir les conditions de circulation pendant le chantier et de limiter l’impact sur la faune locale, en particulier l’avifaune.
En parallèle, le mur en gabions existant a fait l’objet d’un renforcement et d’un prolongement d’environ quinze mètres. Un diagnostic complet, confié à un organisme expert, a depuis validé la sécurisation de la falaise et confirmé que les conditions étaient réunies pour rouvrir totalement l’axe.
Le montant global de l’opération s’élève à près de 300 000 euros, entièrement financés par le Conseil départemental de la Côte-d’Or. Dans le détail, 130 000 euros ont été consacrés à la réalisation et aux modifications de l’ouvrage de protection, dont les éléments pourront être réemployés sur d’autres chantiers, 150 000 euros aux travaux de purge et de traitement des blocs rocheux, et 20 000 euros à la reprise ainsi qu’au prolongement du mur de protection en pied de talus.
Les informations relatives aux conditions de circulation restent disponibles sur le site inforoute21.fr.
