Implanté dans la capitale bourguignonne depuis 2023, Orano a inauguré ses nouveaux bureaux d’ingénierie au sein de l’immeuble Pepper. Avec 1 200 mètres carrés de locaux et une capacité portée de 50 à 100 collaborateurs, le groupe nucléaire entend faire de Dijon un pôle stratégique pour ses grands projets industriels. Une trentaine de recrutements sont annoncés localement en 2026.
Orano poursuit son développement en Bourgogne-Franche-Comté. Le groupe spécialisé dans les matières nucléaires a inauguré, lundi 20 juillet 2026, ses nouveaux bureaux d’ingénierie à Dijon, installés dans l’immeuble Pepper. La cérémonie s’est déroulée en présence de dirigeants du groupe, de représentants de l’État, d’élus, d’acteurs institutionnels et économiques du territoire, de partenaires industriels et de salariés.
Parmi les responsables présents figuraient Guillaume Dureau, directeur des projets, de la recherche et développement, de l’innovation et des nouvelles activités d’Orano, ainsi que Pierre-Étienne Girardot, directeur des activités amont du cycle de l’ingénierie du groupe.
Cette inauguration marque une nouvelle étape pour l’implantation dijonnaise d’Orano. Présentes dans la ville depuis 2023, les équipes ont emménagé au cours du premier semestre 2026 dans des locaux plus vastes, conçus pour accompagner la progression des effectifs et le développement des projets industriels confiés au site.
Un site de 1 200 mètres carrés
Les nouveaux bureaux occupent une superficie de 1 200 mètres carrés. Ils permettent à Orano de doubler ses capacités d’accueil à Dijon, en passant de 50 à 100 postes de travail.
Le groupe présente ces locaux comme un environnement moderne et fonctionnel, organisé pour favoriser la collaboration entre les équipes. Le site doit également répondre aux enjeux de qualité de vie au travail ainsi qu’aux exigences d’accessibilité.
L’objectif affiché est d’accompagner une augmentation rapide des effectifs. Orano comptait une vingtaine de salariés à Dijon à la fin de l’année 2024. Le groupe indique employer désormais près de 50 collaborateurs dans la capitale régionale et ambitionne d’atteindre une centaine de salariés dans les deux prochaines années.
Cette progression confirme la place croissante de Dijon dans l’organisation territoriale de l’ingénierie d’Orano. L’entreprise cherche notamment à diversifier ses bassins de recrutement et à rapprocher ses compétences de ses clients, de ses partenaires et de ses principaux sites industriels.
Une trentaine de recrutements annoncés à Dijon
Pour accompagner cette croissance, Orano prévoit de poursuivre ses recrutements. En 2026, le groupe annonce plus de 600 embauches dans les métiers de l’ingénierie en France. Plus de 150 recrutements doivent concerner la région Sud et Est, dont une trentaine à Dijon. Ces nouvelles embauches doivent permettre de renforcer les équipes locales et de répondre à la montée en charge des projets auxquels elles participent.
Les profils recherchés ne sont pas détaillés dans le communiqué. Le développement du site devrait toutefois concerner les différentes compétences mobilisées dans les activités d’ingénierie nucléaire, depuis la conception et les études techniques jusqu’à l’accompagnement de projets industriels complexes.
Pour Guillaume Dureau, l’évolution des effectifs traduit les ambitions du groupe dans la région. Le dirigeant souligne le passage d’une vingtaine de collaborateurs fin 2024 à près de 50 salariés aujourd’hui, avec l’objectif de doubler de nouveau cet effectif à brève échéance.
Des compétences dans la manipulation des matières radioactives
Les équipes dijonnaises disposent notamment d’une expertise dans la conception d’équipements destinés à la manipulation de matières radioactives. Elles travaillent en particulier sur les boîtes à gants, des enceintes de confinement permettant aux opérateurs d’intervenir sur des substances sensibles tout en limitant les risques de contamination.
Cette compétence place le site de Dijon au cœur de plusieurs projets importants du groupe. Les ingénieurs dijonnais contribuent notamment au projet « Aval du futur », qui vise à préparer le renouvellement des installations de traitement et de recyclage du site Orano de La Hague.
Ce programme doit participer à la transformation à long terme des installations utilisées pour traiter les combustibles nucléaires usés et valoriser les matières qui peuvent être recyclées. Le communiqué ne détaille pas précisément le périmètre des missions confiées aux équipes dijonnaises, mais indique qu’elles sont associées à plusieurs projets majeurs du groupe.
Orano présente ainsi Dijon comme un pôle d’ingénierie stratégique, capable de contribuer à la conception d’équipements complexes et aux grands programmes industriels concernant le cycle du combustible nucléaire.
La proximité du CEA mise en avant
Le choix de Dijon repose également sur sa situation géographique et sur la présence, à proximité, du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Le CEA est présenté par Orano comme l’un de ses partenaires historiques.
Pour Pierre-Étienne Girardot, la région dijonnaise constitue à la fois un bassin de compétences et un point d’appui entre les principaux sites industriels du groupe et ses clients historiques. Le dirigeant estime que l’équipe locale occupe désormais une place importante dans les projets de transformation d’Orano.
L’entreprise met plus largement en avant le dynamisme industriel et scientifique de la Bourgogne-Franche-Comté. En renforçant son implantation à Dijon, elle entend accéder à de nouveaux profils, développer des partenariats territoriaux et consolider sa présence à proximité des acteurs du secteur nucléaire.
Cette stratégie vise également à ne pas concentrer l’ensemble des activités d’ingénierie autour des implantations historiques du groupe. Dijon doit ainsi servir de nouveau bassin d’emploi et de compétences, au même titre que les sites ouverts ou développés récemment dans d’autres régions françaises.
Une présence régionale qui dépasse Dijon
L’implantation d’Orano en Bourgogne-Franche-Comté ne se limite pas aux nouveaux bureaux dijonnais. Le groupe est également présent dans la région à travers ses activités de démantèlement et de services.
Une trentaine de collaborateurs travaillent ainsi sur le site de Valduc, en Côte-d’Or. Ces équipes interviennent dans des métiers différents mais complémentaires de ceux exercés à Dijon.
Orano considère que cette double présence illustre son ancrage croissant dans la région. Le groupe souhaite développer ses compétences au plus près de ses clients et des projets sur lesquels il intervient.
Le développement du site dijonnais s’inscrit ainsi dans une stratégie régionale plus large, associant les activités d’ingénierie, de services et de démantèlement. Il doit aussi permettre de créer des liens avec les entreprises, établissements de formation et acteurs scientifiques du territoire.
Un doublement des effectifs d’ingénierie visé d’ici 2030
À l’échelle nationale, Orano prévoit une forte progression de ses activités d’ingénierie. Le groupe indique vouloir doubler les effectifs concernés à l’horizon 2030 afin de les porter à 4 000 collaborateurs.
Cette croissance doit accompagner les projets en cours dans le cycle du combustible nucléaire ainsi que, plus généralement, le développement de la filière. Elle doit également répondre aux besoins générés par la modernisation des installations existantes et par le lancement de nouveaux projets industriels.
Pour diversifier ses bassins de recrutement, Orano a ouvert ou renforcé plusieurs implantations territoriales au cours des deux dernières années. Le groupe cite notamment Bordeaux, Aix-en-Provence et Dijon. Le communiqué mentionne également le développement récent d’activités à Cherbourg-en-Cotentin.
Parallèlement à l’ouverture de ces nouveaux bureaux, Orano affirme moderniser ses sites historiques afin qu’ils puissent accueillir de nouveaux salariés. L’entreprise cherche ainsi à répartir ses compétences sur plusieurs territoires tout en conservant ses principaux centres d’expertise.
Des activités allant au-delà du cycle du combustible
L’ingénierie du groupe est principalement portée par sa filiale Orano Projets. Celle-ci intervient aussi bien sur les installations d’Orano que pour des clients extérieurs. Ses missions peuvent aller de l’ingénierie de support aux exploitants jusqu’à la prise en charge de projets complets intégrant les études, les achats, la construction et le pilotage. Orano utilise notamment le modèle EPCM, pour « Engineering, Procurement, Construction, Management ».
Si Orano Projets est historiquement spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire, la filiale cherche également à développer ses compétences dans d’autres secteurs du nucléaire. Elle s’intéresse en outre à de nouveaux marchés hors nucléaire, parmi lesquels la santé, l’industrie pharmaceutique, les biotechnologies, la défense et les industries soumises à de fortes contraintes techniques.
L’ingénierie d’Orano revendique 70 années d’expérience. Elle compte actuellement environ 3 000 collaborateurs et dispose de 25 implantations en France et à l’international, dont 21 sites français ainsi que des présences au Royaume-Uni et au Japon.
Un groupe de 18 500 collaborateurs
À l’échelle mondiale, Orano emploie environ 18 500 personnes. Le groupe intervient dans le domaine des matières nucléaires et propose des produits et des services sur l’ensemble du cycle du combustible.
L’entreprise met en avant son expertise dans la transformation et la maîtrise des matières nucléaires, avec des applications dans les secteurs de l’énergie et de la santé. Elle insiste également sur les enjeux de sûreté, de sécurité et d’innovation associés à ses activités.
L’inauguration des nouveaux bureaux de Dijon intervient donc dans un contexte de croissance annoncé par le groupe. Avec une capacité d’accueil doublée, une trentaine de recrutements prévus en 2026 et un objectif de 100 collaborateurs à l’échelle locale, Orano entend installer durablement la capitale bourguignonne parmi ses principaux pôles d’ingénierie territoriaux.
Le développement des équipes dijonnaises devra notamment soutenir les projets de transformation du groupe, parmi lesquels le renouvellement des installations de traitement et de recyclage de La Hague. Il confirme également la volonté d’Orano de renforcer son implantation en Bourgogne-Franche-Comté et de s’appuyer sur les compétences industrielles et scientifiques disponibles dans la région.

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