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La France insoumise a dévoilé sa liste pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 en Côte-d’Or. Conduite par le Dijonnais Olivier Minard, elle entend porter au Sénat les propositions du Nouveau Front populaire, notamment sur le financement des communes, l’accès aux soins, la gestion publique de l’eau et l’abrogation de la retraite à 64 ans.

La France insoumise se lance dans la bataille des élections sénatoriales en Côte-d’Or. Dans un communiqué diffusé le 21 juillet, la formation politique annonce la validation d’une liste de cinq candidats par son comité électoral départemental. Cette candidature s’inscrit dans une stratégie nationale visant à permettre au mouvement de faire son entrée au Sénat, présenté comme la « chambre haute » du Parlement.

Le mouvement affirme aborder cette échéance dans le prolongement de sa progression lors des élections municipales. La France insoumise indique être présente dans l’ensemble des départements concernés par le renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, avec l’ambition d’élargir sa représentation institutionnelle.

En Côte-d’Or, la liste sera menée par Olivier Minard, domicilié à Dijon. Il sera accompagné de Sarah Bounefikha, conseillère municipale à Quétigny, et de Ouissam Abid, conseiller municipal à Chenôve. Loreline Court, de Montbard, et Jean-Paul Brenelin, de Dijon, complètent cette équipe de cinq candidats.

Une liste ancrée dans plusieurs communes de Côte-d’Or

Par sa composition, la liste entend afficher un ancrage dans différents territoires du département. Trois communes de la métropole dijonnaise sont représentées avec Dijon, Quétigny et Chenôve, tandis que la présence d’une candidate de Montbard permet à La France insoumise de mettre également en avant le nord de la Côte-d’Or.

Deux membres de la liste exercent déjà un mandat municipal. Sarah Bounefikha siège au conseil municipal de Quétigny et Ouissam Abid à celui de Chenôve. Leur présence traduit la volonté du mouvement de s’appuyer sur des élus locaux pour participer à une élection dont le corps électoral est principalement constitué de représentants des collectivités territoriales.

Les sénateurs étant élus au suffrage universel indirect, la campagne ne s’adresse pas directement à l’ensemble des citoyens, mais aux grands électeurs du département. Les candidats devront ainsi convaincre les élus municipaux et les autres représentants appelés à participer au scrutin.

La France insoumise présente cette candidature comme une nouvelle étape de son implantation locale. En choisissant des candidats issus de plusieurs communes, la formation souhaite porter des préoccupations concernant aussi bien la métropole dijonnaise que les villes moyennes et les territoires plus éloignés des principaux centres urbains.

L’ambition d’une entrée au Sénat

Dans son communiqué, La France insoumise ne cache pas son objectif national : obtenir une représentation au sein de la chambre haute. Le mouvement entend profiter du renouvellement sénatorial pour prolonger la dynamique qu’il estime avoir engagée lors des précédentes élections municipales.

Cette volonté d’entrer au Sénat revêt une importance particulière pour la formation. Le Palais du Luxembourg occupe en effet une place centrale dans l’examen des textes de loi et dans la représentation des collectivités territoriales. Une présence au sein de cette assemblée permettrait à La France insoumise de défendre directement ses propositions dans les débats parlementaires et d’intervenir sur les textes concernant les communes et les départements.

La liste conduite par Olivier Minard revendique le « programme de rupture du Nouveau Front populaire ». Elle souhaite ainsi inscrire la campagne sénatoriale dans la continuité de l’alliance électorale et programmatique constituée par plusieurs formations de gauche.

Le communiqué ne détaille pas l’ensemble des propositions portées par les candidats, mais met en avant plusieurs priorités directement liées à la vie des collectivités et aux services publics.

Davantage de moyens pour les communes

La défense des communes constitue l’un des principaux axes de la campagne annoncée par la liste. Les candidats disent vouloir « conforter la place et les moyens de la commune », alors que les collectivités sont confrontées à l’augmentation de leurs dépenses et à des attentes croissantes en matière de services publics.

La liste propose notamment d’indexer la dotation globale de fonctionnement sur l’inflation. Versée par l’État aux collectivités, cette dotation constitue une ressource importante pour les budgets communaux. Pour La France insoumise, son évolution devrait mieux tenir compte de la hausse des prix afin d’éviter une diminution des capacités financières réelles des communes.

À travers cette proposition, les candidats entendent défendre la possibilité pour les municipalités de maintenir leurs investissements et leurs services à la population. Ils souhaitent également donner davantage de visibilité financière aux élus locaux, notamment dans les communes disposant de ressources limitées.

Cette orientation devrait occuper une place centrale dans les échanges avec les grands électeurs. Les questions budgétaires, le financement des équipements publics et le maintien des services de proximité figurent en effet parmi les préoccupations récurrentes des maires et des conseillers municipaux.

Déserts médicaux et gestion publique de l’eau

La lutte contre les déserts médicaux fait également partie des engagements mis en avant. La liste souhaite agir face aux difficultés rencontrées dans certains territoires pour accéder à un médecin généraliste, à un spécialiste ou à d’autres professionnels de santé.

Le communiqué ne précise pas les dispositifs que les candidats défendront pour améliorer l’accès aux soins. La présence de cette question dans leurs priorités témoigne toutefois de leur volonté d’en faire un enjeu de la campagne, particulièrement dans les secteurs ruraux et les communes éloignées des grands pôles médicaux.

Les candidats se prononcent par ailleurs en faveur d’une gestion publique et décentralisée de l’eau. Ils entendent ainsi défendre un contrôle renforcé des collectivités sur cette ressource et sur les services chargés de sa distribution.

Cette proposition s’inscrit dans une vision plus large accordant une place centrale aux services publics locaux. La liste souhaite que les collectivités disposent des moyens et des compétences nécessaires pour organiser la gestion de l’eau au plus près des habitants.

La retraite à 64 ans également au cœur de la campagne

Bien que les élections sénatoriales soient largement tournées vers les enjeux territoriaux, la liste conduite par Olivier Minard entend aussi porter des revendications nationales. Elle demande notamment l’abrogation de la retraite à 64 ans.

En inscrivant cette mesure parmi ses priorités, La France insoumise entend faire de cette élection un prolongement du débat sur la réforme des retraites. Les candidats souhaitent que d’éventuels élus participent au Sénat aux initiatives législatives visant à remettre en cause le relèvement de l’âge légal de départ.

La campagne de la liste devrait donc mêler défense des collectivités locales et propositions nationales. Olivier Minard et ses colistiers chercheront à convaincre les grands électeurs qu’une représentation de La France insoumise au Sénat permettrait de renforcer la voix des communes tout en portant le programme politique du Nouveau Front populaire.

Avec cette candidature, le mouvement espère transformer son implantation municipale en représentation parlementaire. Le scrutin du 27 septembre dira si cette stratégie lui permet d’obtenir une place au sein de la chambre haute et de modifier les équilibres politiques de la représentation sénatoriale en Côte-d’Or.

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