Né en 2002 de la volonté de rendre la culture accessible au plus grand nombre, le Concert de rentrée de Dijon est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable. De Stromae à Étienne Daho, en passant par Peter Doherty, Catherine Ringer ou Eddy de Pretto, de nombreuses figures de la scène musicale ont participé à son histoire. En 2026, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, entend perpétuer cette tradition populaire avec une 22e édition organisée le vendredi 4 septembre, au cœur de la ville.
Une histoire qui commence en 2002
À Dijon, la rentrée ne se résume plus depuis longtemps au retour à l’école ou au travail. Depuis plus de vingt ans, elle possède également sa bande-son. L’histoire commence en 2002, lorsque François Rebsamen, élu maire de Dijon l’année précédente, décide de créer un grand concert gratuit dans le centre-ville. Son objectif est alors simple : réunir les Dijonnaises et les Dijonnais autour d’un événement populaire tout en permettant au plus grand nombre d’accéder gratuitement à la musique et à la culture.
Le pari fonctionne. Année après année, le Concert de rentrée trouve sa place dans le calendrier culturel dijonnais et devient progressivement un véritable rituel de fin d’été. Habitants, étudiants, familles et visiteurs se retrouvent dans les rues et sur les places du centre historique pour profiter de plusieurs heures de musique.
Habituellement, entre 25 000 et 30 000 spectateurs participent à ce grand rendez-vous gratuit, selon les chiffres mis en avant par les organisateurs. Seules les années 2020 et 2021 ont interrompu cette tradition en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19.
Stromae, Étienne Daho, Peter Doherty… des stars passées par Dijon
En plus de deux décennies, les scènes dijonnaises ont accueilli une impressionnante diversité d’artistes. Plusieurs d’entre eux sont devenus ou étaient déjà des figures majeures de la musique française et internationale.
Stromae, Étienne Daho, Eddy de Pretto, Vitalic, Peter Doherty, Catherine Ringer, Christophe, Camélia Jordana, Olivia Ruiz ou encore Roméo Elvis figurent parmi les artistes ayant participé au Concert de rentrée au fil de son histoire. Rock, chanson française, électro, pop ou musiques urbaines : l’événement a toujours revendiqué une programmation éclectique.
Cette diversité est devenue l’une des marques de fabrique du rendez-vous. Aux artistes déjà reconnus viennent régulièrement s’ajouter de jeunes talents et des groupes locaux. Une manière, pour Dijon, de proposer de grands noms tout en faisant du concert une vitrine pour la création émergente.
En 2018, le Concert de rentrée devient « Lalalib »
Pendant ses premières années, l’événement est simplement connu sous le nom de Concert de rentrée. Un tournant intervient en 2018. Après une consultation des habitants, les Dijonnais choisissent de lui donner le nom de Lalalib.
Un nom qui joue avec plusieurs références : le chant et le « la la la » de la musique, la notion de liberté, mais également la célèbre place de la Libération, surnommée familièrement la « place de la Lib ».
Le nouveau nom n’efface pas l’identité du rendez-vous. Il l’accompagne au contraire dans une nouvelle étape de son histoire. Lalalib reste avant tout un événement en plein air, populaire et entièrement gratuit, organisé au cœur de Dijon.
Une 22e édition pour prolonger l’été en 2026
En 2026, Lalalib atteint sa 22e édition. Le rendez-vous est fixé au vendredi 4 septembre, avec des concerts organisés notamment sur les deux scènes emblématiques de la place de la Libération et de la place du Théâtre. La programmation musicale est une nouvelle fois confiée à La Vapeur.
L’affiche 2026 poursuit la tradition de mélange des genres et des générations. Parmi les artistes annoncés figurent notamment Keziah Jones, musicien britannico-nigérian connu pour son « blufunk », Bamby, figure de la scène guyanaise, le groupe emblématique de la French Touch Cassius, ainsi que Garçon Printemps, artiste dijonnais.
Une programmation qui résume l’esprit recherché depuis les débuts de l’événement : faire se rencontrer sur une même soirée des artistes locaux, nationaux et internationaux, des musiciens confirmés et de nouvelles découvertes.
Nathalie Koenders entend perpétuer l’héritage
Plus de vingt ans après la création du Concert de rentrée par François Rebsamen, la maire de Dijon, Nathalie Koenders, souhaite inscrire Lalalib dans la durée et poursuivre cette tradition culturelle municipale. À travers cet événement, la Ville entend continuer à proposer un grand rendez-vous musical gratuit, accessible à toutes et à tous, au cœur de Dijon.
Nathalie Koenders se réjouit du retour de Lalalib et souligne l’importance de ce rendez-vous dans la vie culturelle dijonnaise. Elle présente cette 22e édition comme un événement « incontournable de la rentrée dijonnaise », attendu chaque année par les habitants. Pour la maire, le concert constitue une véritable soirée de partage, capable de réunir « les publics et les générations » dans une ambiance conviviale.
Elle insiste également sur la volonté de mettre à l’honneur des artistes aux profils variés : des talents locaux, des artistes nationaux et des figures internationales, qu’ils soient confirmés ou encore émergents. Avec ses scènes installées place de la Libération et place du Théâtre, Lalalib doit permettre à chacun de découvrir de nouveaux univers musicaux tout en profitant d’un événement populaire et gratuit.
Pour Nathalie Koenders, cette 22e édition s’inscrit dans la continuité du travail engagé à Dijon, tout en affirmant une ambition plus large : faire de la culture « un moteur de lien social, d’épanouissement et d’attractivité ». Elle défend ainsi l’image d’une ville chaleureuse, inclusive et dynamique, où la musique peut rassembler les habitants au-delà des générations et des habitudes culturelles.
Cette continuité est particulièrement symbolique. Ce qui était au départ, en 2002, l’idée d’un grand concert gratuit avant la rentrée est devenu une véritable institution locale. Les maires changent, les artistes et les générations de spectateurs aussi, mais le principe reste le même : ouvrir gratuitement le cœur de Dijon à la musique et créer, pendant quelques heures, un espace de fête commun à tous les habitants.
Un rendez-vous devenu patrimoine populaire dijonnais
Au-delà des têtes d’affiche, Lalalib raconte finalement une partie de l’évolution culturelle de Dijon. Depuis sa création, le festival a accompagné différentes générations et différents courants musicaux tout en conservant son caractère gratuit.
Avec ses dizaines de milliers de spectateurs lors de nombreuses éditions, ses artistes internationaux, ses talents locaux et ses grandes scènes dressées dans le centre historique, le Concert de rentrée est devenu bien davantage qu’une simple soirée musicale. Il constitue désormais un rendez-vous collectif, attendu comme le dernier grand moment festif de l’été avant le retour au rythme de la rentrée.
Le 4 septembre 2026, Dijon écrira donc un nouveau chapitre de cette histoire commencée vingt-quatre ans plus tôt. En perpétuant Lalalib, la municipalité entend préserver ce qui a fait son succès depuis 2002 : de la musique, de la gratuité, de la découverte et, surtout, le plaisir de se retrouver au cœur de la ville.
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