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Après quatre jours d’épreuves particulièrement exigeantes organisées à l’École des Métiers Dijon Métropole, à Longvic, un seul candidat est parvenu à décrocher le prestigieux titre « Un des Meilleurs Ouvriers de France » dans la classe Chocolaterie-Confiserie. Ce vendredi 6 novembre 2026, Alexis Daguet a été officiellement proclamé lauréat de la 28ᵉ session de cet examen d’excellence. Une distinction qui vient récompenser des mois de préparation, une maîtrise technique exceptionnelle et un savoir-faire artisanal porté au plus haut niveau.

Du 3 au 6 novembre 2026, l’École des Métiers Dijon Métropole, située à Longvic, a accueilli les épreuves finales de la classe Chocolaterie-Confiserie de la 28ᵉ session de l’examen « Un des Meilleurs Ouvriers de France », organisé par le Comité d’Organisation des Expositions du Travail et de l’Examen « Un des Meilleurs Ouvriers de France » (COET-MOF). Pendant quatre jours, cinq candidats finalistes, sélectionnés parmi les 19 professionnels inscrits à cette session, ont rivalisé de talent, de précision et de créativité pour tenter d’obtenir l’une des distinctions les plus prestigieuses de l’artisanat français.

Pour ces cinq professionnels, l’enjeu dépassait largement la simple réalisation de chocolats et de confiseries. Les épreuves avaient pour objectif d’évaluer l’ensemble des compétences qui caractérisent l’excellence du métier de chocolatier-confiseur : maîtrise des techniques professionnelles, connaissance approfondie des matières premières, précision des gestes, organisation du travail, respect des règles professionnelles, créativité et qualité des réalisations. Chaque candidat devait démontrer sa capacité à conjuguer un savoir-faire technique irréprochable avec une véritable démarche artistique.

Quatre jours pour démontrer l’excellence du savoir-faire artisanal

Placée sous le thème « Transparence et légèreté dans les métiers d’art », cette finale invitait les candidats à repousser les limites de leur créativité tout en respectant les exigences particulièrement élevées de l’examen. Les finalistes ont dû faire preuve d’une grande virtuosité technique, aussi bien dans la transformation des matières premières que dans la conception de réalisations complexes.

Les épreuves ont notamment porté sur la transformation des fèves de cacao en chocolat de couverture, mais également sur la confection de bonbons raffinés, de ganaches, de giandujas, de nougats, de confiseries translucides et de pâtes de fruits. Autant de réalisations nécessitant une maîtrise des textures, des températures, des assemblages et des techniques propres à la chocolaterie et à la confiserie.

Le point d’orgue de cette finale résidait dans la réalisation d’une imposante pièce artistique en chocolat et confiserie destinée à un buffet, accompagnée d’une bonbonnière. Cette création constituait une véritable démonstration des capacités artistiques et techniques des candidats, appelés à donner vie à une œuvre à la fois esthétique, originale et représentative des savoir-faire d’exception de leur profession.

Pendant ces quatre journées, l’établissement de Longvic a ainsi vécu au rythme des épreuves, mobilisant ses équipes sous la direction de Séverine Delidais, directrice de l’École des Métiers Dijon Métropole. L’accueil de cette finale nationale a également représenté une occasion particulière pour les élèves de l’établissement, qui ont pu côtoyer des professionnels engagés dans une démarche d’excellence et découvrir les exigences d’un concours de ce niveau.

Alexis Daguet, unique lauréat de cette finale nationale

C’est finalement ce vendredi 6 novembre, à l’issue des épreuves et des délibérations, que les résultats ont été officiellement proclamés. Philippe Bel, président de la classe Chocolaterie-Confiserie, et Emmanuel Serna, président du jury général, entourés des membres des deux jurys, ont annoncé le nom du candidat ayant satisfait aux exigences de l’examen.

Un seul des cinq finalistes a obtenu le titre : Alexis Daguet, officiellement proclamé lauréat de la classe Chocolaterie-Confiserie de la 28ᵉ session de l’examen « Un des Meilleurs Ouvriers de France ».

Cette distinction vient couronner un parcours exigeant, marqué par de longs mois de préparation, de travail et de persévérance. Elle récompense non seulement la maîtrise des techniques de chocolaterie et de confiserie, mais également la capacité à concevoir et à défendre des réalisations qui incarnent les valeurs d’excellence, de transmission et d’innovation propres à ce diplôme.

À l’occasion de la proclamation des résultats, les œuvres réalisées pendant les épreuves ont été présentées aux candidats, à leurs familles, aux commis, aux organisateurs, aux membres de la direction de l’établissement et aux représentants de la presse. Des professionnels avaient également fait le déplacement pour admirer le travail accompli par les cinq finalistes et mesurer le niveau d’exigence de cette compétition.

Luc Chatel : « Chaque réalisation est l’expression d’un savoir-faire maîtrisé »

À l’issue de cette finale, Luc Chatel, président du COET-MOF, a tenu à souligner la portée de cet examen, qui dépasse la seule performance technique et participe à la reconnaissance des métiers et des savoir-faire français.

« Nous l’affirmions lors des épreuves qualificatives : le titre de Meilleur Ouvrier de France est accessible à tous ceux qui s’engagent avec ambition et détermination. Les épreuves finales en sont aujourd’hui l’illustration. Au-delà de la performance technique, ces épreuves mettent en lumière leur capacité à réaliser et défendre une œuvre qui reflète la richesse d’un métier. Chaque réalisation est l’expression d’un savoir-faire maîtrisé et d’un profond attachement aux valeurs qui fondent le diplôme « Un des Meilleurs Ouvriers de France ». À travers cet examen, c’est toute la diversité des métiers et des savoir-faire français qui s’exprime. Les Meilleurs Ouvriers de France contribuent à faire vivre un patrimoine d’exception, tourné vers l’avenir, et participent pleinement au rayonnement de la France, sur l’ensemble de son territoire comme à l’international. »

Pour le président du COET-MOF, ces épreuves constituent ainsi une vitrine de l’excellence professionnelle française. Elles mettent en lumière des artisans capables de porter leur profession à son plus haut niveau, tout en préservant les gestes traditionnels et en intégrant les innovations qui façonnent les métiers de demain.

Une expérience exceptionnelle pour les élèves de l’École des Métiers Dijon Métropole

Au-delà de la réussite du lauréat, l’organisation de cette finale à Longvic représente également un événement important pour l’École des Métiers Dijon Métropole. L’établissement a eu l’opportunité d’accueillir des professionnels de haut niveau et de permettre à ses élèves d’observer les exigences de l’excellence artisanale.

Séverine Delidais, directrice de l’établissement, a exprimé sa fierté d’avoir accueilli cette compétition prestigieuse et d’avoir pu associer les jeunes en formation à cet événement.

« C’est une grande fierté pour notre établissement d’avoir accueilli les épreuves finales de l’examen ‘’Un des Meilleurs Ouvriers de France’’ et de pouvoir vivre la proclamation de résultats. Permettre à nos élèves d’être auprès des candidats finalistes jusqu’aux résultats de l’examen est une opportunité exceptionnelle. Ils découvrent, ce que signifient l’excellence, la persévérance, l’innovation et la maîtrise d’un métier. Une expérience particulièrement inspirante pour nos étudiants qui se destinent à ces professions. »

L’accueil de cette finale illustre ainsi l’importance de la transmission des savoir-faire entre les professionnels expérimentés et les nouvelles générations. Pour les jeunes qui se destinent aux métiers de l’artisanat et de l’alimentation, assister à un examen de cette envergure constitue une occasion concrète de découvrir les exigences, la discipline et l’engagement nécessaires pour atteindre le plus haut niveau de leur profession.

Un diplôme d’État qui récompense l’excellence depuis plus d’un siècle

Créé il y a plus de cent ans, l’examen « Un des Meilleurs Ouvriers de France » occupe une place particulière dans le paysage de la formation et de la reconnaissance professionnelle. S’il est souvent associé aux métiers de bouche, notamment à la cuisine, à la pâtisserie ou à la chocolaterie, il concerne également de nombreuses autres professions, parmi lesquelles les métiers du bâtiment et des travaux publics, de l’industrie ou encore des services.

Le diplôme récompense des professionnels aguerris qui démontrent une maîtrise exceptionnelle de leur métier. Il incarne des valeurs de dépassement de soi, de rigueur, d’exigence et de transmission, tout en contribuant au rayonnement du savoir-faire français en France comme à l’international.

Il s’agit d’un diplôme d’État de niveau 5, correspondant à un niveau bac +2, délivré par le ministère de l’Éducation nationale et, dans certains cas, également par le ministère de l’Agriculture. Sa particularité réside notamment dans le fait que les référentiels des métiers sont établis par les professionnels eux-mêmes, afin de garantir une évaluation directement liée aux compétences et aux exigences propres à chaque profession.

Pour cette 28ᵉ session, près de 100 métiers sont représentés à travers l’engagement de plus de 2 100 candidats. Parmi eux, 674 se sont qualifiés pour les épreuves finales, réparties dans 88 métiers. Ces finalistes comptent 190 femmes. L’organisation de cet examen repose également sur la mobilisation de plus de 2 000 bénévoles, experts de leurs domaines, qui participent aux jurys et à l’évaluation des candidats.

Depuis plus d’un siècle, le COET-MOF assure l’organisation de cet examen emblématique. En collaboration avec de nombreux acteurs des filières professionnelles, le comité œuvre à la valorisation des métiers, à la promotion de l’excellence et à la préservation des savoir-faire qui constituent une part importante du patrimoine artisanal et professionnel français.

Une distinction prestigieuse et une vitrine pour les métiers de l’artisanat

Avec la proclamation d’Alexis Daguet comme unique lauréat de cette finale de chocolaterie-confiserie, l’École des Métiers Dijon Métropole aura accueilli un événement particulièrement symbolique pour le monde de l’artisanat. Pendant quatre jours, Longvic est devenue le théâtre d’une confrontation entre des savoir-faire d’exception, où la précision technique, la créativité et la persévérance ont occupé une place centrale.

Si un seul candidat a finalement obtenu le prestigieux titre, l’ensemble des finalistes a participé à cette démonstration de l’excellence professionnelle française, en présentant des réalisations qui témoignent du niveau d’exigence imposé par l’examen.

Pour Alexis Daguet, cette proclamation marque l’aboutissement de plusieurs mois d’efforts et la reconnaissance officielle d’une maîtrise exceptionnelle de son métier. Pour l’établissement de Longvic et ses élèves, cette finale restera également une expérience de transmission et de découverte, au contact de professionnels qui incarnent les plus hautes exigences de l’artisanat.

En accueillant cette 28ᵉ session dans la classe Chocolaterie-Confiserie, l’École des Métiers Dijon Métropole aura ainsi contribué, le temps de quatre journées, à mettre à l’honneur l’excellence, la créativité et la transmission des savoir-faire français.

Crédit photo : MICHEL DUPRE
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