De nouveaux appels à manifester contre la vie chère et dans le cadre du mouvement lycéen circulent pour ce samedi 7 novembre 2026 à Dijon. Face à l’absence de déclaration préalable et après plusieurs incidents survenus lors des précédentes mobilisations, la préfète de la Côte-d’Or annonce un dispositif de sécurité renforcé. Un arrêté préfectoral interdit notamment les rassemblements dans un périmètre allant du centre-ville jusqu’à la gare.
La préfecture de la Côte-d’Or a annoncé, ce vendredi 6 novembre, de nouvelles mesures de sécurité en prévision des mobilisations attendues samedi 7 novembre à Dijon. Plusieurs appels à manifester ont été relayés dans le cadre du mouvement « contre la vie chère » et du mouvement lycéen. Toutefois, selon les services de l’État, aucune déclaration préalable n’a été enregistrée pour ces rassemblements.
Une situation que regrette la préfète, rappelant que toute manifestation sur la voie publique doit être déclarée auprès des autorités compétentes au moins trois jours avant sa tenue. Cette démarche doit notamment préciser l’objet du rassemblement, les horaires, le parcours envisagé et l’identité des organisateurs.
Pour la préfecture, l’absence de déclaration complique l’anticipation des risques, la gestion de la circulation et la mise en place d’un dispositif de sécurité adapté. Elle souligne, à titre de comparaison, que la manifestation syndicale organisée jeudi 5 novembre, dûment déclarée et encadrée, s’est déroulée dans le calme.
Les services de l’État rappellent que, si la liberté de manifester constitue un droit fondamental, son exercice doit respecter le cadre légal. La préfecture considère ainsi que toute manifestation non déclarée organisée samedi dans le cadre du mouvement « contre la vie chère » serait illégale. Les manifestations régulièrement déclarées pourront en revanche se tenir, sous réserve du respect du périmètre d’interdiction défini par arrêté.
Un périmètre interdit aux rassemblements de 8h à minuit
Cette décision intervient après plusieurs samedis de mobilisation marqués par des incidents à Dijon. Selon la préfecture, les rassemblements des 17, 24 et 31 octobre ont donné lieu à des violences et des dégradations, faisant au total quatre blessés.
Samedi dernier, des échauffourées avec des forains avaient également nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
Face au risque de nouveaux débordements, la préfète de la Côte-d’Or a pris un arrêté interdisant les attroupements et rassemblements dans un périmètre comprenant une partie du centre-ville de Dijon et s’étendant jusqu’à la gare.
Cette interdiction s’appliquera samedi 7 novembre, de 8h à minuit. Les forces de l’ordre seront mobilisées pour contrôler le respect de cette mesure, sécuriser les secteurs concernés et protéger les personnes, les commerces et les biens publics.
La préfecture prévient que toute infraction aux dispositions de l’arrêté pourra entraîner des suites judiciaires.
Artifices et carburant : des interdictions jusqu’à lundi matin
D’autres restrictions ont également été décidées sur l’ensemble du territoire de Dijon Métropole.
Jusqu’au lundi 9 novembre 2026 à 8h, il sera interdit :
- D’acheter, de vendre, de détenir, de transporter ou d’utiliser des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques sur la voie publique ou en direction de l’espace public.
- De distribuer, de vendre ou d’acheter du carburant dans des récipients transportables.
Ces mesures, prises par arrêté préfectoral, visent à limiter les risques d’incidents et de violences. La préfecture rappelle que leur non-respect constitue un délit susceptible de donner lieu à des poursuites judiciaires.
La préfecture rappelle les règles encadrant les manifestations
Dans son communiqué, la préfecture consacre également plusieurs rappels au déroulement des manifestations et au rôle des forces de l’ordre.
Elle souligne que le maintien de l’ordre vise à garantir la sécurité des manifestants, des passants et des biens, tout en permettant l’intervention des secours lorsque cela est nécessaire.
Les policiers et les gendarmes ont notamment pour mission de sécuriser les parcours des manifestations légalement organisées, de prévenir les affrontements et de rétablir l’ordre public en cas de troubles.
La préfecture rappelle également les règles relatives à la dissimulation du visage dans l’espace public et les sanctions encourues en cas de participation à un attroupement après les sommations de dispersion.
Le fait de continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
En cas de violences directement exercées contre les forces de l’ordre, celles-ci peuvent, dans les conditions prévues par la loi, intervenir sans sommations préalables.
Concernant l’usage de la force, les services de l’État insistent sur son caractère gradué et proportionné. Ils indiquent que les moyens lacrymogènes peuvent notamment être employés pour disperser un attroupement hostile ou empêcher l’accès à certains axes.
Les autorités recommandent enfin aux personnes présentes de s’éloigner rapidement si un rassemblement dégénère et de respecter les instructions des forces de l’ordre.
Les commerçants invités à renforcer leur vigilance
À l’approche de cette nouvelle journée de mobilisation, la préfecture appelle également les commerçants dijonnais à prendre leurs précautions.
Les professionnels sont invités à vérifier leurs dispositifs de protection, notamment les alarmes, les rideaux métalliques et les systèmes de vidéoprotection. Il leur est également recommandé de retirer, aux abords de leurs établissements, les objets susceptibles d’être utilisés pour provoquer des dégradations ou des incendies, comme les poubelles et les cartons.
La préfecture encourage par ailleurs les commerçants à s’inscrire au dispositif gratuit « ALERTE COMMERCE », porté par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).
Ce système permet aux forces de l’ordre d’adresser des SMS d’information et de prévention aux professionnels inscrits. Selon l’évolution de la situation, ces messages peuvent notamment les inviter à fermer temporairement leur établissement.
Les inscriptions s’effectuent gratuitement auprès de la CCI.
Enfin, la préfecture rappelle qu’en cas d’urgence, les forces de l’ordre peuvent être jointes en composant le 17.
Communiqué de presse du 6 novembre 2026 :
Contrairement à la manifestation déclarée, organisée et encadrée par des organisations syndicales le 05 novembre dernier, le rassemblement annoncé ce samedi 7 novembre à Dijon dans le cadre du mouvement « contre la vie chère » n’a une nouvelle fois pas fait l’objet de déclaration préalable, ne permettant pas aux services de l’État de préparer cette manifestation dans les conditions habituelles de sécurité.
La prévention des troubles à l’ordre public et la protection des personnes, des commerces et des biens publics demeurent la priorité des services de l’État, qui seront pleinement mobilisés à cette occasion.
Pour le samedi 7 novembre, aucune déclaration de manifestation n’a été enregistrée en Côte-d’Or concernant la mobilisation « contre la vie chère »
Alors que de nouveaux appels à manifester ont été relayés pour ce samedi 7 novembre à Dijon dans le cadre du mouvement « contre la vie chère » ou le mouvement lycéen, aucune manifestation sur ces thématiques n’a fait l’objet d’une déclaration préalable auprès de la préfecture.
Cette absence de déclaration ne permet pas aux services de l’État d’anticiper et de préparer, en lien avec d’éventuels organisateurs, les conditions de sécurité du rassemblement.
Si la liberté de manifester constitue un droit fondamental, son exercice s’inscrit néanmoins dans un cadre légal destiné à garantir la sécurité de tous : celle des manifestants, des autres usagers de la voie publique, ainsi que la protection des biens publics et privés, notamment des commerces.
La réglementation impose en effet que toute manifestation sur la voie publique fasse l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité compétente (préfecture en zone police, mairie en zone gendarmerie), au moins trois jours avant sa tenue. Cette déclaration doit notamment préciser l’objet du rassemblement, sa date, ses horaires, son parcours et l’identité de ses organisateurs.
Ces éléments sont indispensables pour permettre aux services de l’État d’anticiper les éventuelles difficultés de circulation, d’évaluer les risques et d’organiser les dispositifs de sécurité adaptés, en concertation avec les organisateurs, comme cela a été le cas pour la manifestation du 05 novembre dernier qui s’est déroulée dans de bonnes conditions et dans le calme.
En l’absence de déclaration préalable pour ce samedi 7 novembre dans le cadre du mouvement « contre la vie chère », toute manifestation organisée à ce titre est donc illégale. Les manifestations ayant fait l’objet d’une déclaration régulière pourront, quant à elles, se tenir, sous réserve du respect du périmètre d’interdiction fixé pararrêté préfectoral afin de prévenir les troubles à l’ordre public.
Samedi 7 novembre 2026 : des mesures de prévention renforcée à Dijon
Les incidents constatés lors des précédentes mobilisations non déclarées à Dijon conduisent les services de l’État à maintenir un dispositif particulier de prévention et de sécurisation pour ce nouveau rassemblement annoncé.
Les manifestations des samedis 17, 24 et 31 octobre ont en effet été marquées par plusieurs dégradations et des violences ayant occasionné, au total, quatre blessés. Des échauffourées ont également été constatées avec des forains samedi dernier, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.
Ces événements témoignent des risques de débordements associés à ces rassemblements et de la nécessité de prendre toutes les mesures permettant de prévenir de nouveaux troubles.
Afin d’éviter la répétition de tels incidents, la préfète de la Côte-d’Or a pris un arrêté interdisant les attroupements et rassemblements dans un périmètre du centre-ville de Dijon jusqu’à la gare de Dijon (cf. plan annexé à ce communiqué de presse – page 3), le samedi 7 novembre de 08h00 à 00h00.
Les forces de l’ordre seront mobilisées pour faire respecter cette interdiction, sécuriser les secteurs concernés et assurer la protection des personnes et des biens. Tout manquement aux dispositions de l’arrêté pourra donner lieu à des suites judiciaires.
En complément, il est interdit sur le territoire de la métropole de Dijon jusqu’au lundi 9 novembre 2026 à 08h00 :
➢ d’acheter, de vendre, de détenir, de transporter et d’utiliser sur la voie publique ou en direction de l’espace public des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques,
➢ de distribuer, vendre et acheter du carburant dans tout récipient transportable.
Ces mesures de police administrative sont prises par arrêté préfectoral. Leur non-respect constitue un délit et expose leurs auteurs à des poursuites judiciaires.
Quelques rappels pour comprendre le déroulement d’une manifestation
➢ Manifester, c’est quoi ? Se rassembler, exprimer des désaccords et des demandes, faire porter sa voix, le cas échéant avec des pancartes, des slogans, des prises de paroles, pour revendiquer et se faire entendre pacifiquement.
➢ Peut-on dissimuler son visage lors d’une manifestation ? Dissimuler son visage dans l’espace public est interdit par la loi.
➢ Pourquoi assurer le maintien de l’ordre ? Pour préserver la paix et la sécurité dans l’espace public. C’est le rôle des policiers et gendarmes qui sont visibles, encadrent et protègent le cortège. Ils communiquent avec les organisateurs lorsqu’il y en a, préviennent, demandent de libérer un accès ou au contraire de ne pas l’emprunter. Ils veillent à permettre aux sapeurs-pompiers d’intervenir rapidement en cas de besoin. Ils agissent de manière graduée, proportionnée, dans un cadre légal encadré par les textes.
➢ Quel est le rôle de la Police et la Gendarmerie nationales lors d’une manifestation ? Sécuriser les parcours des manifestations légalement organisées, et protéger les personnes et les biens en maintenant ou, à défaut, en restaurant le plus vite possible l’ordre public.
➢ Savoir quitter une manifestation qui dégénère : Écouter les instructions données par les forces de l’ordre : la dispersion se fait après sommations avec un mégaphone. Continuer volontairement à participer à un attroupement après les sommations est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. Attention : en cas de violences ou de voies de fait exercées directement contre les représentants de la force publique, les sommations ne sont plus nécessaires. Si une manifestation à laquelle vous participez dégénère, a fortiori si elle n’a pas été légalement déclarée, ou que vous vous trouvez à proximité, il faut s’en extraire et s’en éloigner le plus vite possible.
➢ Pourquoi l’usage de la force ? L’usage de la force est le dernier recours. Il est proportionné et s’arrête lorsque le calme revient. Des gaz lacrymogènes sont employés en premier niveau pour disperser un attroupement hostile ou pour marquer l’interdiction d’emprunter un axe, et permettent d’éviter le contact et la confrontation directe avec les manifestants. La police et la gendarmerie n’agissent qu’en réaction à des troubles à l’ordre public et à des violences.
➢ Dans une manifestation, vous ne pouvez pas tout voir, ni tout entendre. C’est la raison pour laquelle les manifestations légalement organisées comprennent souvent, grâce aux organisateurs, un « service d’ordre », qui permet d’informer les manifestants en leur sein. C’est ce qui justifie l’impératif de déclaration, et donc d’organisation.
Commerçants : restez informés et prenez les précautions nécessaires
À l’approche de ce nouveau week-end de mobilisation, les commerçants sont à nouveau invités à anticiper les risques et à prendre les mesures de prévention et les dispositions nécessaires pour protéger leurs établissements, leurs salariés et leurs clients :
➢ en installant le matériel adapté en amont (alarme, rideau de fer, vidéoprotection, etc.),
➢ en retirant tout objet susceptible d’être utilisé pour commettre des dégradations, mettre le feu (poubelles, cartons, etc.), voire blesser le jour de la manifestation.
➢ en s’inscrivant gratuitement au dispositif « ALERTE COMMERCE » : porté par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), il permet à la police et à la gendarmerie de transmettre des SMS aux professionnels inscrits. Ces alertes apportent des informations utiles sur la situation et peuvent, lorsque les circonstances le nécessitent, inviter les commerçants à fermer temporairement leur établissement. Les professionnels qui ne le sont pas encore sont invités à effectuer gratuitement cette démarche auprès de la CCI afin de pouvoir bénéficier du dispositif.
En cas d’urgence, les forces de l’ordre sont à contacter en composant le 17.
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