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Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation sociale est annoncée ce samedi 7 novembre 2026 partout en France, le ministère de l’Intérieur a décidé de reconduire son important dispositif de sécurité, avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés sur l’ensemble du territoire. À Dijon, la préfecture de la Côte-d’Or a pris un nouvel arrêté interdisant les manifestations et rassemblements dans une partie du centre-ville. Comme samedi dernier, les services de police devraient une nouvelle fois être mobilisés en nombre afin de faire respecter cette interdiction et de prévenir d’éventuels débordements.

La journée de ce samedi 7 novembre s’annonce particulièrement surveillée par les autorités. Vendredi, lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé la reconduction du dispositif national de maintien de l’ordre. Au total, 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés à travers la France, avec notamment 110 unités de forces mobiles. Vingt-cinq véhicules blindés Centaure de la gendarmerie et quinze engins lanceurs d’eau pourront également être déployés sur le territoire national. Le ministre entend maintenir une présence importante des forces de sécurité, notamment dans les centres-villes, afin d’éviter les violences et les dégradations constatées lors des précédentes mobilisations.

Le ministre de l’Intérieur a notamment estimé que « le risque est exactement le même que pour les samedis précédents ». Les autorités redoutent particulièrement les rassemblements spontanés, les cortèges non déclarés et les tentatives de blocage. Dans ce contexte, les préfets ont été invités à maintenir des dispositifs de sécurité renforcés et à prendre, lorsque la situation le justifie, des arrêtés d’interdiction de manifester dans certains secteurs sensibles.

À Dijon, un périmètre interdit aux manifestations de 8 heures à minuit

À Dijon, cette stratégie nationale trouve une traduction concrète. Comme l’a rapporté Dijon Actualités vendredi 6 novembre, la préfète de la Côte-d’Or a décidé de reconduire les mesures de sécurité mises en place lors du précédent samedi de mobilisation. Un arrêté préfectoral interdit ainsi les attroupements et rassemblements dans un périmètre comprenant une partie du centre-ville et s’étendant jusqu’à la gare de Dijon. Cette interdiction entre en vigueur ce samedi 7 novembre à 8 heures et restera applicable jusqu’à minuit.

Cette décision intervient alors que de nouveaux appels à manifester contre la vie chère, mais également dans le cadre du mouvement lycéen, circulent depuis plusieurs jours. Selon la préfecture, aucune déclaration préalable n’a été enregistrée concernant ces mobilisations. Les services de l’État rappellent que toute manifestation sur la voie publique doit faire l’objet d’une déclaration préalable, permettant notamment d’anticiper les risques et d’organiser les mesures de sécurité nécessaires.

Les services de police devraient une nouvelle fois être mobilisés en nombre

Comme samedi dernier, les services de police devraient une nouvelle fois être mobilisés en nombre dans les rues de Dijon pour assurer le respect de l’arrêté préfectoral. La surveillance des accès au centre-ville, la sécurisation des principales artères commerçantes et la prévention d’éventuelles tentatives de rassemblement dans les secteurs interdits devraient constituer les principales priorités des forces de l’ordre.

L’objectif sera notamment d’empêcher la formation de cortèges à l’intérieur du périmètre fixé par la préfecture, tout en assurant la protection des habitants, des commerçants et des biens publics et privés. Les policiers pourraient ainsi être amenés à intervenir pour empêcher des manifestants de pénétrer dans les zones interdites ou pour disperser d’éventuels attroupements, dans le respect du cadre légal. Si la préfecture a confirmé que les forces de l’ordre seraient pleinement mobilisées, le nombre exact de policiers et de gendarmes affectés au dispositif dijonnais n’a pas été communiqué.

Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité des précédents samedis. Le 31 octobre, les forces de l’ordre avaient déjà été chargées de faire respecter un périmètre d’interdiction similaire dans le centre-ville. Malgré ce dispositif, plusieurs milliers de personnes avaient participé au mouvement contre la vie chère. La préfecture avait alors recensé jusqu’à 3 500 manifestants, dans une journée marquée par plusieurs incidents, notamment des affrontements impliquant des manifestants et des forains.

Plusieurs semaines de tensions dans les rues de Dijon

Depuis le 17 octobre, Dijon connaît une succession de mobilisations sociales qui ont parfois donné lieu à des tensions avec les forces de l’ordre. Selon les services de l’État, les rassemblements des 17, 24 et 31 octobre ont été marqués par des violences et des dégradations ayant occasionné, au total, quatre blessés. La préfecture évoque également les échauffourées survenues samedi dernier aux abords de la fête foraine, qui avaient nécessité l’intervention des policiers.

C’est notamment pour éviter la répétition de ces incidents que les autorités ont décidé de maintenir un dispositif de prévention renforcé. Pour les forces de l’ordre, l’enjeu sera une nouvelle fois de faire respecter les restrictions imposées par la préfecture, tout en évitant que d’éventuels affrontements ne se produisent dans les secteurs les plus fréquentés de la capitale bourguignonne.

En complément de l’interdiction de manifester, des mesures restrictives concernant les artifices pyrotechniques et la vente de carburant dans des récipients transportables restent également applicables sur l’ensemble du territoire de Dijon Métropole jusqu’au lundi 9 novembre à 8 heures. Ces dispositions visent à limiter les risques d’utilisation de ces produits lors d’éventuels débordements.

À l’approche de cette nouvelle journée de mobilisation, les commerçants dijonnais ont également été invités par la préfecture à renforcer leur vigilance et à prendre les précautions nécessaires pour protéger leurs établissements. Les autorités rappellent que le non-respect des arrêtés préfectoraux peut entraîner des sanctions et des poursuites judiciaires.

Ce samedi 7 novembre, Dijon devrait donc une nouvelle fois vivre une journée placée sous haute surveillance policière. Dans un contexte national de mobilisation sociale et après plusieurs week-ends de tensions, les services de police auront pour mission de préserver le centre-ville des rassemblements interdits et d’assurer le maintien de l’ordre. Reste désormais à connaître l’ampleur de la mobilisation et les conditions dans lesquelles se déroulera cette nouvelle journée de contestation.

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